Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 11:02

Voici un article tiré du dernier numéro (165) de La Baleine, revue des Amis de la Terre

 

www.amisdelaterre.org


 

 

Nous sommes globalement très d'accord avec l'opinion ci-dessous des Amis de la Terre

Peut-etre moins sévère six semaines après Fukuschima ? Tout plutôt que le nucléaire, s'il vous plaît…

En attendant, les retours d'expérience semblent indiquer que le bilan des parcs offshore est plutot POSITIF en matière de biodiversité et donc de pêche ! Un argument massue qui devrait pouvoir être explicité calmement aux pêcheurs du Tréport ?

Luc Delacote

 

Voir par exemple : synthèse WIKI

 

et aussi le retour d'expérience du Parc de Port Cros :

Extraits :

La mise en place de récifs artificiels est partout très appréciée par les pêcheurs professionnels, qui y voient une possibilité d'accroître les stocks et les prises. Plusieurs AMP méditerranéennes ont ainsi immergé des récifs artificiels (Bombace et al., 1993). A Port-Cros, un petit récif expérimental existe depuis 1985 près de la baie de La Palud.

 

(...)

 

Densité des juvéniles de sar Diplodus annularis à l'extérieur et à l'intérieur de la réserve naturelle de Scandola (Corse), en fonction du courant dominant. On voit que la partie protégée "ensemence" des zones aval (dans le sens du courant) non protégées

 

 


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Énergie


L’éolien se met à l’eau

En janvier dernier, Nicolas Sarkozy
a annonc. le lancement d’un appel
d’offre pour l’implantation de parcs
éoliens offshore. Bonne nouvelle ?

Le 25 janvier 2011, A l’occasion d’une
visite des chantiers de construction na -
vale à Saint-Nazaire, Nicolas Sarkozy a
an noncé la mise en place du premier
appel à projet du secteur de l’éolien off -
shore. Changement de cap de la présidence
de la République qui, il y a quel -
ques mois, dé clarait " ça commence à
bien faire "à. propos de l’envi ronne ment ?
Le programme en question prévoit l’installation
de 600 éoliennes en mer, pour
une puissance totale de 3 000 MW.
Cinq sites sont déjà sélectionnés pour
accueillir ces champs d’aérogé nérateurs
offshore : Courseulles-sur-Mer (Calvados),
Fécamp et Dieppe-le-Tréport (Seine-
Maritime), Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor),
Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Lancé
dans le courant du mois de mai, l’appel
d’offre mettra en concurrence les entreprises
sur des critères comme le tarif de
rachat, la qualité du volet industriel et la
prise en compte de l’environnement.


Des études d’impact s’imposent


Indéniablement préférable à la construction
de nouvelles centrales nucléaires, ce
type de projet, qui vise une production
d’électricité à grande échelle, ne constitue
pas pour autant une panacée. Reléguer les
champs d’éoliennes en mer permet certes
de satisfaire les personnes qui se plaignent
des nuisances qu’ils causeraient sur terre
(bruit, destruction des paysages) mais
génère d’autres soucis. L’installation de
turbines de plusieurs tonnes en milieu
marin comporte bien des difficultés. Aux
problèmes de corrosion du matériel
s’ajoute celui de la maintenance, forcément
plus compliquée offshore que sur la
terre ferme. Et tout cela a un prix : 3,5 millions
d’euros par mégawatt pour la
construction d’une turbine en mer, contre
1,5 million pour une éolienne terrestre (1)


Au-delà des préoccupations financières,
diverses associations écologistes
s’inquiètent des menaces de ces fermes
éoliennes pour la vie de la faune et de la
flore. Au Danemark, pionnier de l’éolien
offshore depuis 1991, la biodiversité
marine ne semble pas avoir trop souffert
de l’implantation des champs de turbines,
mais l’aménagement des parcs
éoliens devra impérativement être précédé
d’études d’impact.
Le principal problème reste toutefois
politique. En faisant le choix de l’éolien
industriel, le gouvernement semble refuser
d’amorcer le virage vers ce que l’on pourrait
appeler le “vrai” renouvelable. A savoir
de petites unités de production plus
légères et moins centralisées qui alimenteraient
foyers et entreprises au niveau local.
Avec ce plan du ministère de l’Ecologie, la
France persiste à soutenir une production
électrique ultracentralisée dont le transport
ne peut être assuré que par des lignes à
très haute tension.
Précisons que ces lignes sont, entre
autres dégâts, à l’origine de champs électromagnétiques
sources de multiples problèmes
de santé (troubles du sommeil,
maux de tete, états dépressifs, mais aussi
cancers) (2)

Ne pourrait-on à l’avenir plutôt
imaginer de petites fermes éoliennes
implantées un peu partout sur le territoire
français et gérées, non par Areva ou EDF,
mais par des collectifs associant pouvoirs
publics, habitants et acteurs économiques
locaux ?

> LUCILE PESCADÈRE
1 La France doit-elle miser sur l’éolien offshore ?
(Le Monde, 26 janvier 2011).
2 Voir les études du Centre de recherche et
d’information indépendantes sur les rayonnements
électromagnétiques (Criirem).

Par Etocaled - Publié dans : Info
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